Que faire pendant ce reconfinement (le deuxième de 2020) lorsque l’on aime la randonnée ? Comme le gouvernement l’a annoncé ce jeudi 29 octobre, nous allons être à nouveau confiné à notre domicile pendant au moins 4 semaines. Alors voici 6 choses à faire pour bien le vivre et continuer sa vie de randonneur(euse) passionné(e) 🙂

Mais avant de commencer, je tiens à souligner que même si cette mesure politico-sanitaire est pénible à vivre (je n’en dirai pas plus, « pas de politique » sur ce blog), mieux vaut qu’elle soit en hiver plutôt qu’en été…

Et en bonus vous trouverez une dose de motivation à la fin de cet article, j’y ai mis tout mon cœur 🙂

Randonner en lisant

Les 7 meilleurs livres d'aventure
S’évader pendant le reconfinement…

Lorsque notre corps est emprisonné, notre esprit lui peut continuer à s’évader… par exemple à travers la lecture. J’ai déjà présenté il y a quelques mois mes livres de randonnée et d’aventure préférés, vous pourrez les retrouvez juste ici :

Lien vers l’article « Les 7 meilleurs livres de randonnée »

Et pour aller plus loin, vous trouverez la toute nouvelle page du site « Livres » où je présente déjà une vingtaine de livres exceptionnels :

De quoi s’évader des heures et des heures en compagnie des Mike Horn, Sylvain Tesson, Thor Heyerdhal, Sarah Marquis, Arthur Young ou autre Théodore Monod. Ils nous emmèneront traverser des continents et des océans entiers, au cours de récits qui nous feront rêver.

Évidemment, il existe des milliers d’auteurs et de livres, je ne présente que ceux que je connais déjà, pour les avoir lu et apprécié. D’ailleurs mes lecteurs assidus savent que je ne parle que de ce que je connais, que ce soit dans mes articles, vidéos, podcast ou formations de préparation à la randonnée.

Je rajouterai un dernier point aux livres, avant de passer à la deuxième chose à faire pendant ce reconfinement. Quand on parle de confinement, je ne peux pas m’empêcher de repenser aux 7 années de ma vie que j’ai vécu comme salarié sédentaire du tertiaire… confiné dans un bureau 10-12 heures par jour, les fesses rivées dans un fauteuil, les yeux fixés sur un écran…

Et bien pendant ces 7 ans, j’ai eu l’impression d’être confiné, et mon échappatoire était justement de lire ces livres que je vous présente aujourd’hui !

Se préparer à repartir

4 semaines de privations de sorties… Bon. A nouveau, du petit point de vue du randonneur que je suis, mieux vaut être privé en hiver qu’en été. Nous sacrifions ainsi nos petites sorties fraîches de fin d’année, et pas les grandes expéditions estivales.

4 semaines sans rando c’est aussi l’occasion de se préparer différemment. Car la pratique de la randonnée, notamment en autonomie, implique de marcher longtemps en portant un sac plus ou moins lourd.

Et c’est là que je veux en venir. Selon mon expérience, une bonne préparation physique à la randonnée c’est se préparer ET à marcher longtemps, ET à porter un sac lourd. Nos petites sorties habituelles accoutument nos corps à la marche, c’est très bien. Cependant, nous ne partons pas tous chargé d’un sac aussi lourd que sur les chemins de grande randonnée…

Alors comment faire ? Le renforcement musculaire. Le mot est dit. Il n’est pas encore très répandu dans le monde de la randonnée, je le sais et c’est dommage. Vu le nombre de randonneurs qui se blessent sur les sentiers tous les ans, invariablement… A cause des mêmes erreurs et de la même impréparation, invariablement… c’est vraiment dommage.

Surtout quand on sait que quelques dizaines de minutes, une à trois fois par semaine pendant 12 semaines suffisent à bien préparer un corps à affronter une ou plusieurs semaines de randonnée non-stop !

A force de rencontrer des centaines, des milliers d’entre vous sur les sentiers, j’ai pu constater que les 7 blessures les plus communes en randonnée sont très largement évitables. Notamment en préparant son corps, et c’est ce que nous voyons ensemble dans la formation de Préparation Physique à la Randonnée. Nous y ferons ensemble les exercices ciblant les muscles spécifiques à la randonnée, le tout faisable depuis chez soi :

Mettre à niveau son matériel

« Un jour, je repartirai… » comme disait… qui disait ça déjà ?

Je ne sais plus. Mais qu’importe, après cette trêve (un peu forcée) hivernale, la vie va reprendre, et nous repartirons marcher. Alors c’est l’occasion, comme tous les hivers, et surtout avant Noël, de faire le point sur son équipement.

Est-ce que mon sac tient encore le coup ? la tente ? le duvet ? les vêtements ? Avec ce fameux système 3 couches que je détaille ici :

Lien vers l’article « Le Système 3 Couches »

En ce qui me concerne j’aime faire une check liste pour ne rien oublier. Je répare ce qui est réparable. Je fais une commande groupée avec ce qui me manque vraiment. Et je jette ce qui est à jeter. Ca sincèrement c’est le plus dur pour moi.

Je m’entend souvent dire « Mais David, il est tout troué et déchiré ton truc là ! En plus tu as repris 10 kilos depuis que tu es revenu de ta dernière expé, il ne te va même plus ! ». La réponse, invariable : « Oui mais… c’est sentimental. » Comme mon 1er poncho Elementerre déchiré et qui sent la sueur à 10 mètres à la ronde, dormant au fonds de mon armoire depuis  bientôt 4 ans…

Bref, je répare et complète mon équipement afin d’être prêt à repartir à 100%. Pour celles et ceux qui rechercheraient du bon matériel, je présente tout le mien juste ici :

C’est celui que j’ai utilisé pour marcher mes 15 000 km et que je continue d’utiliser.

Se recentrer

Se recentrer… la première fois que j’ai entendu cette expression, c’était la veille mon 1er trek de 6 mois. Je n’ai pas compris ce qu’elle signifiait, et les explications de ma collègue un peu étonnée qui ont suivies m’ont laissé dubitatif.

Et bien au bout de 6 mois de marche seul, je l’ai comprise. Il faut dire que j’ai eu le temps d’y méditer, et j’en parle en détail dans cet article :

Lien vers l’article « 6 Mois seul en Trek »

Le premier confinement que nous avons vécu a aussi été une occasion de se recentrer. Peut-être l’avez-vous ressenti vous aussi. A titre personnel, ce « calme forcé » et l’arrêt temporaire de toute les activités ont été le bon moment pour faire le tri dans ma vie. Je me suis recentré sur ce que j’aime vraiment, ce qui me fait vraiment du bien, et qui me rend vraiment heureux.

Pour les randonneurs, cette accalmie permet aussi de se décider sur…

La prochaine Randonnée

Où partir la prochaine fois ? C’est une phase très excitante et motivante de l’organisation de ses randonnées, treks ou pèlerinages… Du fonds de son salon, on a déjà un peu l’impression d’y être ! De sentir l’air frais et le petit vent qui fait bruisser les feuilles des arbres… ou entendre le petit ruisseau qui est là, juste au bord du chemin… Mmmh… rien qu’en écrivant ces lignes, j’y suis déjà, moi aussi…

Tout en laissant s’exprimer ses envies, je vous invite tout de même à garder à l’esprit que randonner dans son pays c’est très bien. Tout d’abord parce qu’il est merveilleux. N’en déplaise aux agences de voyages qui nous vendent du rêve avec des photos photoshopée d’îles paradisiaques… Et puis parce qu’il y a un risque de maintien de décision politico-sanitaire même au début de la saison prochaine.

Si votre cœur vous invite à partir marcher ailleurs, ayez au moins un plan B en France. Pour vous inspirer, j’ai publié il y a quelques mois maintenant cet article sur les 10 plus beaux GR de France :

Lien vers l’article « Les 10 + beaux GR de France« 

Après la pluie, le beau temps

Après la pluie… le beau temps 🙂

Enfin, je souhaite terminer aujourd’hui avec ce vieil adage : « Après la pluie, le beau temps ». On aurait pu utiliser aussi « L’orage passe »… qu’importe, ce sont ce genre d’expressions que je n’ai comprises véritablement qu’en vivant dans la nature.

Le reconfinement, c’est dur pour le moral. Ce n’est pas un coup dur qui blesse une fois et passe ensuite, non… ça va être dur dans le temps. De plus en plus dur à vivre, jour après jour, pendant au moins 30 jours consécutifs…

Mais, ne perdons jamais à l’esprit qu’ « après la pluie : le beau temps ». Le monde est ainsi fait. Et quand tout va mal, le moral, l’économie, la politique et que sais-je… ce n’est que temporaire. Toujours.

La pratique de la randonnée m’a permis de vivre des jours et des jours dans la nature. Et lorsque l’on vit dehors longtemps, on sait qu’il y a forcément un moment où il va pleuvoir ou faire de l’orage.

La pluie et la Randonnée

1 jour de pluie en randonnée, ça passe. 2 ça se complique car il faut planter et déplanter la tente sous la pluie. 3 c’est dur. 4 c’est encore plus dur. 5, 6, 7 on se sait pas quand ça s’arrête…

Jours après jours les vêtements sont de plus en plus trempés. Au bout d’un certain temps, la tente est aussi trempée, alors que c’est le seul endroit sur terre où se mettre à l’abri !

Vient ensuite le jour où le duvet, le saint des saint, le seul endroit chaud où se réfugier quand on est en hypothermie tout la journée est trempé… les mycoses arrivent irrémédiablement sur le duvet, les pieds, et on assiste impuissant au pourrissement de notre propre corps et de notre équipement.

En cas de gros temps, on se prend même en prime des orages de grêle, seul dans la montagne… et quand on se prend un coup de froid, le matin il nous arrive d’enfiler les chaussures mouillées recouverte d’une couche de glace car il gèle…

Là, ça commence à être dur. Surtout que l’on a aucune idée de quand cela va s’arrêter car sans soleil, pas de panneau solaire, plus de batteries, plus de téléphone. Mon record, c’est 15 jours non-stop dans ces conditions lors de ma traversée de la Norvège.

A ce stade-là, il ne nous reste plus que la foi. La foi, c’est croire en ce que l’on ne voit pas encore. Et ce que l’on ne voit pas encore, c’est le soleil qui brille au-dessus des nuages. Et dès qu’il les aura chassé, il brillera à nouveau sur nous tous.

Chers amis lecteurs, je vous souhaite sincèrement la force, la foi et le courage de traverser ce moment difficile que nous vivons. Car après la pluie : le beau temps…

David


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