Comment est née ma passion de la randonnée ? Quels sont les bienfaits de la rando ? Comment un banquier part marcher 10 000 kilomètres en traversant l’europe seul et en autonomie ? Hé bien c’est justement à ce genre de questions auxquelles nous allons répondre aujourd’hui dans cet article #randopassion.  Alors pour commencer, je vais répondre à quelques questions, puis à la fin de cet article je parlerai un peu plus personnellement de ma vision, selon mon petit point de vue, de la rando.

Pourquoi cette passion de la randonnée ?

C’est une bonne question, et en fait il faut revenir à mon enfance. Je suis né dans un village de 50 habitants. Et mes parents avaient un jardin de 2500m² arboré, clos, sans aucun vis-à-vis. Cette qualité de vie m’a offert dès mon plus jeune âge, un accès à la nature fort, voire assez privilégié. Et ceci restera un standard important pour moi jusqu’à aujourd’hui.

Ce qui fait que quand mes parents ont déménager en région parisienne, j’avais alors 8 ans, je partais dans la forêt dès que je le pouvais. Je construisait des cabanes avec les copains. J’ai fait les scouts… Donc j’ai toujours eu au fond de mon cœur cet appel de la nature. Peut-être pas particulièrement la rando… mais la nature : oui, carrément.

Être dehors, dans la forêt, sous un arbre, comme ce bel arbre qui me sert de dossier en écrivant cet article… tout çà est important pour moi, j’adore ça. Et la randonnée est un moyen, parmi d’autres, de partir s’immerger totalement dans la nature. Pour ma part, c’est le meilleur moyen immersif que j’ai trouvé J

Alors au début, j’étais gamin, je me contentais d’aller jouer dans la nature. Puis, les aléas de la vie sont arrivés. Métro, boulot, dodo… j’ai été moi aussi un jeune cadre dynamique et ambitieux, nanani nanana… Mon activité étant très sollicitante mentalement, j’ai ressenti le besoin de me défouler à l’extérieur. Alors quand j’étais banquier, j’étais comme dans un pressoir en pemanence. J’étais donc pressé : je courais. Au premier sens du terme : j’étais trailer ! Je partais courir trois fois par semaine sinon ça n’allait pas.

Et quand j’ai commencé à prendre du temps pour moi, j’ai commencé à marcher au lieu de courir. Marcher, c’est aller au rythme de mes pas, qui est le rythme physiologique de mon corps et je crois de mon bien-être.

Quelles sont les sensations que me procure la randonnée ?

C’est justement le point que l’on commence à aborder avec cette histoire de rythme et de bien être. D’ailleurs, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, ma spécialité c’est plutôt le trek seul au long cours. Partir marcher longtemps, tout seul. Par exemple, je suis parti deux fois marcher 5 000 kilomètres pendant 6 mois. Une première fois pour faire Gibraltar – Paris. Et la deuxième, pour faire mon Paris – Cap Nord (le point le plus au Nord de la Norvège). Mais on en reparlera un petit peu plus tard.

Partir marcher seul, si loin et si longtemps, pour moi : c’est pousser l’expérience jusqu’au bout. Je me suis toujours senti appelé à m’immerger dans la nature. Et bien partir marcher 6 mois, seul, c’est ma réponse à cet appel. Et quand tu pars traversée la Scandinavie, dans les immensités froides et esseulantes du Grand Nord… Wahoo ! Ca, c’est de l’immersion ! En permanence dans la forêt ou la montagne, dans tout les vas au contact de cette nature.

Immersion dans la Nature
Immersion dans la Nature

Et la première sensation que cela me procure : c’est de me sentir bien. Aujourd’hui, on ne va pas se le cacher, 80% d’entre nous vivons dans des villes. En gros, des grosses plaques de bitume. C’est moche, c’est bruyant avec les voitures, les embouteillage, les mecs bourrés dans la rue… ca pue les gaz d’échappement, etc etc… Donc c’est un endroit très sollicitant pour tous nos sens, qui se retrouvent inondés de trucs nocifs en permanence.

Et là tu arrives dans la nature… Mmmmh… déjà, le silence. Du moins à partir d’une certaines distance d’avec les infrastructures humaines de cette civilisation bruyante et tellement agitée. Le silence… Ah quel régal… Les petits oiseaux chantent, tu entends le coulis des petites rivières que tu traverses pieds nus, tu entends le bruissement du vent dans les feuilles, ainsi que la pluie tomber sur les arbres ou la tente…

Les 5 sens…

C’est ça qui est le plus saisissant. Dès que tu es immergé dans la nature, les sensations (de tes 5 sens) sont inondés de choses fondamentalement bonnes. Et je crois que ce n’est pas cérébral ce ressenti. Ce n’est pas la conclusion d’un interminable onanisme intellectuel, du genre, « nous les humains on est très méchant et le béton c’est vilain, alors que la nature est très gentille ». Non, c’est un ressenti qui vient du fonds du cœur, du fonds des tripes.

Le sens du toucher aussi se régale : la terre humifiée de la forêt est toute douce sous mes pieds. L’odorat capte les bonnes odeurs de la forêt, des prairie, des petites fleurs… Mes yeux s’émerveillent devant toutes ces choses magnifiques. Et ma bouche se régale des fruits que je cueille aux bords de mon chemin, voire des plantes sauvages que je commence à connaitre.

Donc dans la nature, tous mes sens sont inondés de choses agréables, là ou le sédentaire citadin tertiarisé à les siens inondés, disons-le, de choses désagréables voire nocives.

Quels sont les bienfaits de la pratique de la rando ?

Alors attention, quand je parle de pratique de la randonnée : à chacun son rythme. J’ai choisie de pousser cette pratique jusqu’au bout, en partant marcher des mois et des distances démesurées. Mais les bienfaits de la randonnée sont immédiat. Donc ne t’en fais pas, tu n’es pas obligé de partir marcher 1 an et demi et 15 000 kilomètres pour les ressentir 😉

Rien qu’une promenade du dimanche fait du bien. Mieux que cela, le petit tour dans la journée ! Quand je travaille intellectuellement, même en ville, j’aime sortir marcher. Ne serait-ce que le tour du pâté de maison. C’est d’ailleurs ce que je ferai une fois que j’aurais fini d’écrire cet article. Et tu pourras aussi le faire une fois l’avoir lu. Sortir marcher aujourd’hui, c’est un rituel de mon hygiène de vie de tous les jours. Je le fais 2, 3, 4, 5 fois par jours, pendant les pauses entre mes sessions de travail. Le corps se remet en mouvement, et arrête d’être assis à un bureau toute la journée.

A mon sens, les bienfaits de la marche se ressentent à 3 niveaux : physique, psychologique, et même autre chose…

Au niveau physique, physiologique

Le corps humain est une formidable machine faite pour marcher et courir. Vraiment. Et aujourd’hui l’occidental moyen ne l’utilise presque plus. Il y a encore 6 000 ans, nos ancêtres étaient chasseur-cueilleurs. En clair, ils suivaient la migration des troupeaux pour manger et couraient après les mammouths. Ils marchaient peut être 20-30 kilomètres par jours à la belle saison.

Ensuite, il y a environ 150 ans : la révolution industrielle. La démographie des villes s’est inversée. Avant, 80% de la population était paysanne, et travaillait la terre à la campagne. Après, 80% de la population était ouvrière, et travaillait dans des usines. Du champ à l’usine. De la nature au bâtiment (moche).

Enfin, il y a environ 40 ans : la révolution de tertiaire. On ne travaille même plus avec nos corps, mais uniquement avec nos cerveaux. Un peu quand même avec nos yeux rivés à des écrans, deux doigts sur la souris, parfois dix pour taper un peu. Point.

Donc quand je pars marcher, j’utilise à nouveau mon corps, pour faire exactement ce que 6 millions d’années d’évolution ont perfectionnées. Et cela lui fait un grand bien. On se dérouille les membres, on s’assouplit, on fait un exercice physique doux, on s’oxygène en changeant l’air de nos poumons et de notre cerveau asphyxiés, on fait un peu de gainage en portant un sac, etc… Ca lui fait tellement de bien qu’on récupère assez vite une bonne santé.

Les bienfaits psychologiques

Déjà, quand le corps va mieux, la tête va mieux, car les deux sont très intimement reliés. Ensuite, lorsqu’on marche, on n’est pas en train de se prendre la tête sur nos petits problèmes. Alors au début d’une marche, si : on rumine un petit peu, c’est normal, mais après ça passe. Ce n’est qu’une question de temps. Et après : Pfiou… la plénitude. Le calme. Les petits oiseaux chantent ? Fantastique. On arrête de penser aux problèmes parce qu’il n’y a plus de problèmes !

Plus je marche de kilomètre, moins j’ai de problèmes. Au début de mes longues marches je croyais que je marchais à l’horizontal. C’est-à-dire que quand je partais marcher 5 000 km, en fait, je mettais 5 000 km de distance entre moi et mes problèmes. Mais au bout d’un certain temps il y a aussi autre chose. J’ai l’impression de prendre de la hauteur, comme si je marche à la verticale. « Je » (ou une partie de moi) s’élève à des kilomètres d’altitude. Alors c’est comme si je voyais d’en haut mon corps, un petit bonhomme qui marche tout seul, des fois avec ses propres problèmes. Mais « ses » problèmes ne peuvent plus m’atteindre. Hé oui, ne dit-on pas que les problèmes c’est « lourd » ? Qu’ils sont « graves » (de gravité) ? Alors ils restent au sol, au ras des pâquerettes, et moi je m’envole là-haut, sans eux…

Le troisième niveau

Quelque Chose de plus grand...
Quelque Chose de plus grand…

Chacun mettra le mot qu’il entend là-dessus, mais… quand je pars marcher, je me sens me reconnecter à « quelque chose ». Quelque chose de plus haut, de largement plus grand que nous. Et cette chose m’aide. Notamment, de manière mesurable, pour l’inspiration. Je suis encore étonné de l’inspiration que j’ai depuis que je suis parti marcher ! La quantité d’idées, de projets, d’intuitions qui me tombent dessus en permanence…

Et la plus belle inspiration que j’ai reçue est celle de vivre ma vie sur mon chemin. Je n’étais pas à ma place au début de ma carrière. Pas du tout. J’avais peut être l’air d’un jeune banquier en costume 3 pièces prometteur, mais… ce n’était pas pour moi. Et lorsque j’ai pris un congé sabbatique pour partir marcher 6 mois seul, c’était pour vivre un rêve. Mon rêve. Avec le recul, ce projet de marche n’était peut être qu’un alibi socialement acceptable pour… me retrouver moi-même.

Et c’est exactement ce qui c’est passé. Je me suis d’abord retrouvé moi-même, puis j’ai retrouvé l’autre dans une relation saine, et enfin j’ai retrouvé cette connexion à quelque chose de plus haut. Je ne m’y attendais absolument pas, mais c’est arrivé.

Et après ?

Et bien le fait de partir marcher seul longtemps a été l’opportunité de redessiner complètement ma vie. J’y ai vécu la plus belle expérience de mon existence. Je me suis retrouvé, moi et ma propension à aimer partager et aider mon prochain.

Pourtant, paradoxalement, là où moi je prends un pieds énorme à marcher sur les chemins de randonnée… j’y ai croisé des milliers de randonneurs et de randonneuses. Parmi eux, des milliers qui se blessent, parfois se dégoutent ou abandonnent. Et aussi des milliers de gens qui n’osent pas aller jusqu’au bout de leur rêve de randonneurs : « Non, Saint Jacques de Compostelle, ou le GR20 c’est trop dur pour moi, je ne pourrai pas y arriver… ». Ah bon ?

C’est là que la magie de la vie opère. Au croisement entre l’expérience et l’intuition, naît le projet de faire bénéficier aux autres de mon expertise. D’un côté, des milliers de blessures et de manque d’audace. De l’autre, 15 000 kilomètres de trek en autonomie. Aujourd’hui je suis Formateur en Randonnée, et j’aide des milliers de randonneurs à bien se préparer avant de partir sur les chemins grâce à mes Formations Vidéos.

Pour toi ça commence avec une heure de formation gratuite que je t’offre juste ici :





Et pour aller plus loin et te préparer à 100%, tu retrouveras toutes mes formations là :





Avant de nous quitter, je tiens à te présenter #Randopassion. C’est un collectif d’Influencers et Youtubeurs passionné de randonnée qui partagent leur point de vue, créé par Adrien de Plein Air Enthousiaste. Et nous avons chacun un point de vue différent sur la pratique de la rando. Ici c’était le mien, et tu peux en retrouver d’autres sur Youtube, avec le # ou cette Playlist :





Je te souhaite de belles randos,

David


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