Quand on ne peut pas s’évader soi-même dans la nature, pourquoi ne pas s’évader à travers les livres ? Ils nous emmènent traverser des océans, des chaînes de montagnes, des continents entiers ! Dans cet article, je vais partager avec toi les livres qui m’ont le plus touchés, ceux qui m’ont fait rêver, et qui m’ont donnés la force de partir à l’aventure à mon tour… A travers ces quelques lignes, nous allons partir ensemble au pôle nord avec Mike Horn, traverser l’Himalaya avec Sylvain Tesson et l’océan Pacifique sur un radeau avec Thor Heyerdhal… C’est parti, on y va 🙂 (j’ai mis mon coup de coeur à la fin…)

Latitude 0° de Mike Horn

Les livres qui m’ont le plus inspirés dans la vie sont sans aucuns doutes ceux de Mike Horn. Sportif de haut niveau dès son plus jeune âge, officier des forces spéciales Sud-Africaine, il devient millionnaire dans la vie civile à 26 ans… et s’y emmerde à en mourir ! Pour son anniversaire, il fait donation de tout ses biens à ses proches, et part avec 1000 dollars en poche.

Là, il commence sa nouvelle vie dans les sports extrêmes. Après sa première expédition… une petite descente de l’Amazone à la nage… il se lance dans le projet Latitude 0°. Le principe est simple : faire le tour du monde sur l’équateur sans assistance et sans motorisation.

En regardant une carte, on voit rapidement qu’il va s’agir de traverser 3 océans (Atlantique, Pacifique et Indien) et 3 continents (Amérique du Sud, les îles du Sud-Est asiatique, et enfin l’Afrique).  Mike ne sait pas manœuvrer un voilier, mais il a une capacité d’apprentissage et d’adaptation hors du commun. En deux sorties en mer, il apprend la voile et à prendre les bonnes décisions, au bon moment, même seul en plein milieu d’une tempête de mousson.

Autre défi à relever : qui dit équateur… dit jungle équatoriale. Traverser l’Amazonie sur l’équateur à pied d’est en ouest n’a jamais été fait. Du moins, personne n’en est jamais revenu vivant… Accablé par la chaleur et l’humidité, mordu par un serpent, Mike réussi tout de même son pari. Il traverse également les jungles de Bornéo et Congolaise, en partie à vélo cette fois. Ca va quand même plus vite.

Finalement, la plus grosse difficulté qu’il aura rencontré pendant ces 18 mois d’expédition et 40 000 kilomètres n’est pas la nature, mais les hommes qu’il a croisés sur son chemin. Un homme de type européen dans la jungle, çà ne passe pas inaperçu. Il  a dû affronter les FARC, les Tamoules, et des miliciens Congolais à plusieurs reprises…

Pour partir faire le tour du monde sur l’Equateur avec Mike, tu peux commander Latitude 0° juste ici :





Petite précision, tu trouveras un lien pour commander chaque livre présenté dans cet article. Il s’agit de liens d’affiliation avec mon partenaire Amazone. En gros, à chaque fois que tu commandes un livre, amazone me reverse un petit pourcentage, ce qui soutien mon travail 🙂

L’Expédition du Kon Tiki de Thor Heyerdhal

Seul au milieu de l'océan...
Seul au milieu de l’océan…

Nous sommes en 1947, et Thor, un scientifique Norvégien vient de passer 2 ans en Polynésie. Non, il n’est pas en vacances, il est en train de finir sa thèse soutenant que ces îles ont été colonisées par des hommes en provenance d’Amérique du Sud, et pas de l’Asie. Cela peut paraître plausible aujourd’hui, mais à l’époque il est la risée du monde scientifique : tout le monde se foutait de lui ! Même son directeur de thèse ne le croit pas… Alors Thor n’a plus qu’une seule solution : le faire.

Faire quoi ? Traverser les 8 000 kilomètres de l’océan Pacifique sur… un radeau. Si ces analyses comparatives linguistiques ne suffisent pas à prouver sa thèse, il va traverser le plus grand océan du monde sur un radeau de balsa, comme à l’époque. Et il ne va pas le faire seul. Imagine un peu le charisme de cet homme, qui arrive a en convaincre 5 autres de monter avec lui sur un radeau, en leur promettant qu’ils arriveront vivants de l’autre côté ! Alors qu’en cas de difficultés, toute opération de sauvetage est totalement exclue.

Alors ils vont passer 6 mois sur leur embarcation, perdu dans l’immensité bleu de l’océan Pacifique. Parfois calme comme une mer d’huile. Parfois… agité par des vagues de 12 mètres de haut, plus hautes que le bateau ! 6 mois à naviguer, bronzer, ramasser sur le pont des bancs entiers de poissons volants, prêts pour le barbecue. 6 mois à traverser des bancs de baleines à perte de vue, ou bien à pêcher des requins à main nu… Enfin, un beau jour, tu peux sentir leur émotion qu’en l’un d’entre eux, perché sur le mât leur cri « Terre ! ».

Alors ils arrivent sur une petite île paradisiaque. Sable blanc, cocotier, les villageois les accueillent à bras ouvert, et le chaman du village leur raconte qu’il y a des générations et des générations… leurs ancêtres sont arrivés sur cette île de la même manière…

Pour traverser l’océan Pacifique avec Thor, cela se passe ici :





La Marche dans le Ciel de Sylvain Tesson et Alexandre Poussin

5 000 km à pied à travers l’Himalaya… le sous-titre du livre est assez explicite. Le projet de Sylvain et Alexandre est de traverser la plus haute chaîne de montagne du monde… dans le sens de la longueur. Rien que cela. Beaucoup de kilomètres, une altitude moyenne vertigineuse, un nombre impressionnant de cols et de passages de rivière à gué, une course poursuite avec un ours, et plusieurs traversées de frontières, le tout dans un climat de guerre. Guerre au Tibet envahi par la Chine. Guerre au Cachemire, etc. etc.…

Pour avoir moi-même déjà marché 5 000 kilomètres, par deux fois, je peux dire que c’est long. Et que 5 000 km, à ne manger que de la bouillie d’orge, en priant pour ne pas choper le scorbut avant le prochain ravitaillement en fruits frais… ce doit être très long. En plus d’un beau voyage, c’est un bel accomplissement physique et mental.

Mais ce qui est très original dans cet ouvrage, c’est qu’il est écrit à deux. Sylvain Tesson et Alexandre Poussin se sont relayés pour écrire, un chapitre chacun alternativement. C’est très amusant de voire les 2 points de vue différents dans des situations… disons inhabituelles. Deux points de vues, c’est un qui cours en cirant « Y a un ours ! » et l’autre qui dit « Quoi ? Où çà ? ». C’est un qui avale ses 50 kilomètres par jour facilement, et l’autre qui est au bout de sa vie…

La traversée de l’Himalaya avec Sylvain et Alexandre, c’est ici :





Conquérant de l’Impossible de Mike Horn

Le tour du Monde sur le cercle polaire arcticque
Le tour du Monde sur le cercle polaire arctique

« L’impossible, c’est quand personne n’a encore réussi à le faire ». Faire quoi ? Après avoir réussi son tour du monde sur l’équateur (voire Latitude 0° au début de cet article) seul, en autonomie complète, qu’est-ce que Mike Horn peut faire de plus difficile ? Hé bien, il a trouvé la réponse : faire le tour du Monde sur le cercle polaire arctique à contre-vent et à contre-courant… Cela implique de naviguer sur un voilier entre les iceberg de l’océan glacial. De traverser le Groënland sur l’Inlandsis, une croûte de glace de 4km d’épaisseur crevassée, et d’en profiter pour en battre le record de vitesse de traversée. Puis de naviguer dans les mêmes eaux glaciales, au début de l’hiver pour atteindre le Grand Nord canadien… afin de le traverser à ski, en plein hiver.

Du point de vue d’un européen francophone vivant en Europe de l’ouest, ce n’est peut être pas si impressionnant que cela à première vue. Cependant, dans le Grand il fait froid. Très froid. Et la température baisse très vite. -30°C, -40°C, -50°C… jusqu’à -62°C ! A cette température, 1 minute sans tes gants et on t’ampute tes mains gelées. Et non seulement il fait froid, mais… il fait nuit. Au-delà du cercle polaire, il fait nuit noire plusieurs mois consécutifs ! Ajoute à cela les vents terribles à plus de 150 km.h, les ours polaire affamés, et le bidon d’essence qui explose en foutant le feu à ta tente, et çà fait une belle aventure façon Mike Horn…

Je me souviens que lorsque j’ai lu ce livre, j’avais certaines difficultés sur le plan professionnel, et il m’arrivait de m’en plaindre. En lisant ses lignes, j’étais vraiment avec lui, là-haut, sur la banquise, dans le noir, à -60°C ! Et cela m’a aidé à prendre du recul sur ma petite vie. Je me disais « Moi je me plains du dossier Martin qui n’avance pas comme je le souhaite… lui il dort dans une tente à -60°C ! ». Alors je t’invite à toi aussi conquérir l’impossible avec Mike Horn, juste ici : COMMANDER Conquérant de l’Impossible





Sauvage par Nature de Sarah Marquis

L’écrasante majorité des livres d’aventure ont été écrit par des hommes. Sarah m’a fait littéralement découvrir l’aventure en milieu sauvage sous le point de vue de la féminité. Les lectrices vont l’adorer. Les lecteurs ouvert d’esprit aussi, en plus de s’enrichir de ce nouvel angle.

Dans Sauvage par Nature, la touchante aventurière suisse va nous emmener avec elle des rives du lac Baïkal, en Sibérie, jusqu’en Australie. 3 ans de marche seule… Et au vu des déserts et des distances sans eaux à traverser, elle s’équipe d’un chariot. Ceux d’entre vous qui sont randonneurs savent que plus on porte lourd… plus c’est dur. Et bien en plus de son sac à dos, Sarah pousse son chariot à bras sur des milliers de kilomètres.

Une femme seule qui traverse la Sibérie, la Mongolie des cavaliers nomades, et l’Asie du sud-est ce n’est pas courant. Et cela génère des rencontres plutôt improbables… Imagine-toi perdu quelque part dans la steppe, à pousser ton chariot. Venu de nulle part, comme toujours d’ailleurs, un cavalier arrive au triple galop. Il s’arrête à 20 mètres devant toi, te défi du regard, descend de cheval et… pisse en te regardant dans les yeux. C’est sa façon à lui de te dire que tu es sur son territoire. C’est comme quand il remonte sa tunique en se tapant sur le gras du bide. C’est pour te prouver que c’est un bon parti ! Car en Mongolie, un homme gras, c’est un homme riche qui peut manger à sa faim. Sympa, non ?

Enfin, elle traverse le désert d’Australie qu’elle affectionne particulièrement. La solitude aride australienne où elle connait la faune et la flore sur le bout des doigts lui est plus hospitalière que bien des pays dit civilisés… Rendez-vous ici pour continuer avec Sarah Marquis :





Expédition Râ de Thor Heyerdhal

Thor Heyerdhal, l’homme qui vient de nous faire traverser l’océan Pacifique sur un radeau… est un récidiviste. Fort de son premier succès, qui a eu un retentissement international, il revient à la charge avec une autre idée en tête. Traverser sur un radeau… l’océan Atlantique ! C’est l’expédition Râ. Et il ne choisi pas ce nom au hasard, car la thèse qu’il soutient en réalisant ce 2eme exploit, c’est que les Egyptiens anciens (dont Râ est l’un des Dieux principal) sont allés en Amérique, bien avant les vikings…

L’histoire se répète pour Thor, le petit monde des historiens et des archéologues balaye cette hypothèse qui sort des sentiers battus. Face au dogmatisme de ces confrères très intellectuels et théoriques, Thor, une fois de plus, joue la carte de la pratique. Ah oui ? Les Egyptiens ne sont pas allés en Amérique ? C’est ce que l’on va voir ! Et il repart construire un bateau en papyrus en Egypte, embarque avec un nouvel équipage, et met le cap sur l’Amérique.

Ce type est infatigable. D’ailleurs cela se ressent à travers ces livres, il n’arrête jamais, et rien ne l’arrête. Malgré toutes les difficultés, notamment logistiques et financières qu’il rencontre. T’imagine-tu ne serait-ce qu’une seule seconde levé des fonds pour aller construire un bateau en roseaux en Egypte, puis le mettre à l’eau au Maroc, afin de traverser un océan de 4000 kilomètres de large en 1974 ? Lui, si. Et une fois de plus il y arrive. Pour monter à bord avec Thor, l’aventure continue juste ici :





Objectif pôle Nord de Nuit de Mike Horn

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Oui, je sais, encore un Mike Horn, mais promis : ce sera le dernier. Objectif pôle Nord de Nuit est la rencontre entre le récit d’aventure, le développement personnel, et la science fiction. Le degré d’impossibilité et de dangerosité du projet est difficilement imaginable pour un être humain normalement constitué.

Atteindre le pôle Nord de nuit, çà veut dire quoi ? Cela veut dire parcourir 1000 kilomètres de banquise en 2 mois, à une température moyenne de -40°C, dans le noir total, à une période de l’année ou la glace est fragile, les ours affamés, et en plongeant régulièrement dans l’océan glacial arctique à 2°C.

Premier gros problème : la banquise. Traverser un continent, cela signifie marcher sur de la terre ferme. Or, le pôle nord n’est pas un continent, c’est un amas de plaque de glace qui bouge en permanence. Avec ses ouvertures béantes, ses zones de compression (des collines de glace éclatée de plus de 10 mètres de haut), et sa fragilité qui menace de faire te tomber dans l’océan à chaque instant, et empêche de planter la tente. Ah oui, j’avais oublié de préciser : on dors en tente 🙂

Deuxième gros problème : le noir. Au pôle nord, il fait nuit 3 mois par an. Ce qui signifie qu’on ne voit que le faisceau de sa lampe frontale. Pas plus. Et quand il y a du blizzard, on ne voit plus à 2 mètres, ni son propre traineau, ni son co-équipier… De plus, impossible d’imaginer une opération de sauvetage si les choses tournent mal. Même les pilotes d’hélicoptères Russes refusent de décoller pendant la période hivernale.

Et pourtant, il l’a fait. Ou plutôt ils l’ont fait. Car même Mike Horn savait qu’il ne reviendrait pas vivant de cette expédition s’il partais seul. Alors il est parti avec Borge Ousland, la légende vivante de l’exploration polaire. Partis rivaux, arrivés amis, le duo dépasse les frontières du réel. Je t’invite vraiment à découvrir ce petit livre qui est mon coup de cœur :





Je t’invite à me dire ce que tu as pensé de ce partage littéraire en commentaire, et je laisse aller à tes lectures.

Passionément,

David


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