Camelbag, Camelback, sac d’hydratation etc etc… nous le connaissons sous pleins de noms différents. Nous l’utilisons pour pleins de sport différents comme le trail, le VTT ou autres, mais… Nous ne l’utilisons pas (encore) pour la randonnée. Et pourtant ! Le CamelBag est un outil formidable. Je l’utilise depuis 2017 dans mes treks, il a marché 10 000 kilomètres avec moi, et aujourd’hui je partage avec vous ce mon expérience et ses avantages 🙂

CamelBag…

Tout d’abord, la première chose qui saute aux yeux avec mon CamelBag, c’est que je ne le porte pas comme tout le monde. Littéralement, le Camel – Bag , c’est le sac de chameau. Quoi, un chameau ?

Oui, car cet animal est un incroyable randonneur ! Il est capable de marcher des centaines de kilomètres dans le désert à des températures effrayante, sans boire. Et pour accomplir cette prouesse, le chameau s’est construit son CamelBack à lui : ses bosses ! Elles lui permettent de stocker son eau. De la même façon, un humain trailer ou randonneur avec son camelbag sur le dos à l’air d’un chameau…

Mais… lorsqu’on part en randonnée, nous avons déjà une bosse sur le dos. En l’occurrence une bosse déjà bien remplie : notre sac à dos. 8, 10, 15 kilos ou plus nous pèsent sur le dos et nous tirent en arrière. Alors pourquoi pas…

Porter son CamelBag en ventral

Hé oui ! En portant mon Camelbag en ventral, je gère mieux la répartition de la charge sur mon corps.

Concrètement, la grande difficulté de la randonnée c’est de porter un sac (parfois trop) lourd. Il nous tire vers l’arrière, déséquilibre notre posture, tire sur les tendons arrière de genoux,… bref, ce n’est pas toujours facile et c’est un risque de blessures (mal au dos, tendinites aux genoux, chutes…)

Habituellement, comment font les randonneurs pour gérer leur eau ?

  • soit dans les gourdes dans le sac
  • soit dans une poche à eau dans le sac

Bref, dans tous les cas le poids de l’eau est à l’arrière. Alors qu’en portant mon camelbag à l’avant :

  • j’allège mon sac du poids de l’eau
  • je rééquilibre la répartition de la charge avant / arrière de la colonne vertébrale.

Et cela fait une grande différence ! Mon niveau de confort en randonnée à exploser. Moi qui était sujet au mal de dos ET aux tendinites sur les tendons arrières des genoux, c’est terminé.

Mon GR5 en 20 jours
Sur mon GR5 avec mon camelbag porté devant 🙂

Camelbag en ventral : mode d’emploi

Concrètement, voici comment je mets mon camelbag au début de ma journée de marche :

  1. je le mets juste au-dessus de mon T-shirt
  2. je mets mes éventuelles autres couches de vêtements par dessus (polaire et veste), de cette façon s’il fait trop chaud ils ne me gêneront pas à pour me déshabiller
  3. je mets mon sac à dos

Enfiler son camelback et le clipser à l’aveugle dans son dos s’apprend très vite. Il suffit de prendre le coup de main, je dirai qu’en quelques jours/sorties c’est réglé.

Aujourd’hui nous parlons uniquement de Camelbag, mais depuis que je suis Formateur en Randonnée, j’aide les randonneurs à se préparer avant de partir pour pouvoir passer un bon moment sur les sentiers. Je les aide notamment en leur permettant de bien choisir leur matériel, et bien l’utiliser une fois partis sur les chemins 🙂 Pour ceux que cela intéresse, voici le lien vers le Pack de Préparation à la rando que j’ai conçu.

Le ravitaillement en eau

A un moment donné, au cours de notre journée de marche, nous allons devoir faire le(s) ravitaillement(s) en eau. Aucun problème, nous ouvrons notre poche à eau en la laissant dans le textile du camelbag, nous nous penchons légèrement, et on rempli la poche au robinet / à la fontaine.

Pour un ravito au ruisseau, même principe sauf qu’il va falloir :

  • filtrer l’eau par sécurité
  • se pencher un peu plus

Pour ce faire, j’utilise le Filtre à eau Mini Care + de chez Sawyer (vous trouverez tous les liens vers les produits que j’utilise personnellement à la fin de cet article). Le filtre est vendu avec une poche à eau flexible et légère. Elle permet de la remplir facilement dans le cours d’eau, puis on visse le filtre sur son pas de vis, et on laisse couler l’eau dans le camelbag.

L’opération prend plusieurs minutes, c’est le coût en temps qu’il faut payer pour la filtration de son eau. Pour gagner du temps, on peu filtrer le dernier contenant d’eau à purifier en marchant. Une possibilité que nous offre le camelbag uniquement porté en ventral.

Le camelbag et son rangement

En plus de nous permettre de mieux répartir le poids de charge de l’eau vis à vis de la colonne vertébrale, nous allons pouvoir utiliser le rangement du camel. Pour ma part, j’utilise le Camel Back 5L EvoFit que l’on trouve sur ce lien ou chez Décathlon.

Attention à la dénomination des Camelback chez les constructeurs ! « Camel Back 5L » ne veut pas dire que l’on peut y mettre 5 litres d’eau. Le litrage d’un sac est calculé différemment. C’est un calcul théorique effectué sur papier en prenant en compte les mesures maximales du textile étiré, nanani nanana… En clair, cela ne veut rien dire, et vous ne pourrez absolument pas mettre 5 litres d’eau à l’intérieur.

Ce fameux Camelbag est livré avec une poche à eau de 1,5L à l’intérieur. C’est bien pour un trailer, mais pour la randonnée, je vous conseille plutôt de mettre une poche de 2L. Elle tient, et la contenance est plus adaptée je trouve à la rando. Donc j’en ai acheté une de 2L ici, chez le même fournisseur, de cette façon elles sont compatibles et interchangeables dans le camel.

Après ce changement, le sac peut encore contenir des choses utiles à mettre à portée de main. Pour ma part, j’y mets :

  • tout mon équipement de filtration d’eau, comme ça tout mon « matériel eau » est rangé au même endroit
  • les petits vêtements que l’on enlève / remet souvent (chapeau, lunette de soleil, buff…)
  • de la nourriture simple et facile à manger

Goûtez à la pipette !

Une grande question que se pose beaucoup de randonneurs est : Gourde ou Camelbag ?

La réponse : la pipette. Lorsque vous aurez goûtez à la pipette, vraiment, vous ne pourrez plus vous en passer ! Lorsque j’ai commencé la rando, j’utilisait encore la gourde. Dans ma tête, marcher = gourde. Un vieux réflexe de scout certainement.

Sauf que… à l’époque, il n’existait pas encore les porte-gourde au niveau de la ceinture ventrale des sac à dos. Par conséquent, il fallait se désarticuler ou poser le sac à terre pour pouvoir boire… ce n’était pas pratique, voire douloureux, et on y perdais beaucoup de temps. Aujourd’hui il existe des sac muni de porte-gourde, mais je déteste ça, car porter son eau sur un côté déséquilibre le poids, ce qu’il faut éviter à tout prix en rando !

Alors que le Camelbag lui est équipé d’un tube muni d’une pipette (une tétine) au bout. Nous l’avons à quelques centimètres des lèvres toute la journée, et il suffit d’une seconde pour la prendre en bouche et se désaltérer. C’est vraiment très pratique.

Avant, je me disais, « Oh nan, il va encore falloir que je galère pour prendre ma gourde ». C’était terriblement improductif, surtout lorsqu’on connaît les risques de la déshydratation et les bonnes astuces pour s’hydrater correctement pendant la marche… Maintenant, j’enfourne ma pipette, et le matériel n’est plus un frein à l’hydratation !

Plastique ou aluminium ?

Dans la question « Gourde ou CamelBag » résonne aussi la question du matériau. On me demande souvent « Alors, plastique ou alu ? ». La réponse est très personnelle, et j’ai ma petite idée de réponse. Le matériau le plus hygiénique du monde est… le verre. Un simple rinçage à l’eau après utilisation et un verre redevient propre ! Sauf que… le verre c’est très lourd et cassant ! Donc nous n’allons pas en prendre pour partir en rando.

Le premier problème du randonneur c’est le poids. Par conséquent, nous privilégions le plastique, deux fois plus léger que l’alu.

Un second problème est l’hygiène. Boire dans un contenant nous fait absorber des quantités faibles mais existantes du matériau du contenant. Problème :

  • le plastique est œstrogène et potentiellement cancérigène
  • l’alumium dégrade la mémoire et augmente le risque d’Alzheimer

Cancer ou Alzheimer ? Autant se demander : Peste ou Choléra ? Je crois qu’aucun des deux n’est préférable…

Cependant, ne devenons pas parano non plus, les quantité ingérées sont très faibles.

Un troisième problème se pose alors, celui de l’hygiène. Les litres d’eau, pas toujours parfaitement purifiés défilent dans notre contenant, et il s’y dépose nécessairement des impuretés. Des résidus de salive contenant des restes d’aliments finissent également forcément par arriver. C’est la porte ouverte à l’accumulation de micro organismes, dont les mycoses. Alors quelle solution à cela ?

L’hygiène du Camelbag

Il existe tout de même une solution simple pour maintenir une hygiène correcte dans son camelbag, c’est le Kit de nettoyage pour poche à eau.

Je viens de découvrir ça, c’est génial. Avant de connaître ce kit, je lavais simplement à l’éponge et au PAIC mon camel, après l’avoir laissé trempé dans de l’eau au PAIC toute la nuit. La poche se remplit d’eau, ainsi que le tube, et cela permettait un léger lavement. Puis le matin je frotte à l’éponge la poche avant de rincer le tout.

Mais j’avais bien conscience de l’insuffisance du nettoyage du tube… Pour cela il fallait un furet ! Pas le petit animal bien sûr mais l’outil de plombier. C’est un petit écouvillon sur un flexible. Dans le Kit de nettoyage ou retrouve donc :

  • un gros écouvillon pour la poche
  • un petit écouvillon pour la pipette
  • un furet pour la ver le tuyau, inlavable autrement !

Je n’emmène pas mon kit en rando, mais dès que je rentre à la maison, je fais un gros nettoyage de mon CamelBag pour pouvoir le réutiliser propre, et longtemps !

Pour ceux qui veulent essayer, voici les liens des produits que j’utilise moi-même :

CamelBack 5L EvoFit

Poche à eau 2L

Kit de Nettoyage

Filtre Mini Care+ de Sawyer

Et enfin vous trouverez mon article entièrement consacré au filtre Mini Care Plus sur ce lien.

eau

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